J’aurais tellement à dire…

… mais juste pas assez de temps.

Le but de ce blogue était de me donner un moyen d’expression, de défoulement, de réflexion. Parce qu’il me semblait que coucher par écrit ces mots parfois embrouillés me permettrait dans certains cas de clarifier ma pensée, d’aller plus loin dans mes raisonnements et d’obtenir (peut-être) un feedback de lecteurs réguliers ou occasionnels.

J’aime toujours écrire, ai toujours aimé et aimerai toujours. Je n’ai toutefois jamais tenu de journal intime. Pas assez disciplinée. Et ça se reproduit encore aujourd’hui. Entendons-nous, je suis disciplinée et organisée pour certaines choses. Mes enfants mangent bien, les devoirs sont faits, je ne suis pas en retard dans mes rapports au travail, je ne rate pas de rendez-vous. J’ai quand même aussi réussi à compléter 2 DECS en même temps, incluant 2 heures de pratique de piano quotidiennes.

Mais avec l’arrivée des enfants, la vie prend un détour, un chemin parallèle dans lequel les parents ne s’appartiennent plus autant qu’avant. Il faut nourrir ces petits bouches avant de songer à se cuisiner un souper quatre étoiles. Il faut que tout soit sous contrôle avant de s’installer pour un loisir personnel quelconque, de la simple lecture au bain-chandelles en passant par la rédaction d’un court article de blogue. Et croyez-moi, à quatre enfants, le contrôle total n’arrive pas souvent! Et quand finalement nos quatre trésors sont couchés et que l’on a assumé notre gestion quotidienne de vaisselle-ménage-lavage, on utilise l’énergie résiduelle pour demeurer assis devant la télé juste assez longtemps pour se donner l’impression qu’on a passé du temps avec notre conjoint. Alors du temps de réflexion pour jeter ensuite par écrit un texte qui ne soit pas trop farfelu, j’en ai dans la voiture, quand je ne suis pas en train de rédiger mentalement ma liste d’épicerie ou de « to-do ».

J’aurais vraiment besoin d’une heure supplémentaire par jour.

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Le retour

« Ça s’en vient mes amis, ça s’en vient! Un gros trou dans notre cour, puis des fondations, bientôt des murs, un toit…. puis le chantier total au rez-de-chaussée. Je commence tranquilement à planifier le paquetage des boîtes, l’organisation de tous nos avoirs pour avoir ce qu’il faut durant la période de transition (que nous effectuerons chez mes parents), en apporter assez et pas trop, prévoir les besoins… Quelle blague quand je dis que je « commence tranquilement » à planifier!!! Pfff, m’avez-vous crue? En toute honnêteté, ça fait plusieurs nuits d’insomnie que j’organise mentalement notre déménagement – qui n’en est pas vraiment un… Mais je crois que j’ai hâte de commencer mes boîtes. D’autant plus que ce sera intimement lié au bon avancement des travaux de la maison… J’ai hâte, j’ai hâte, j’ai hâte!!! »

Hemmmm, ça c’était il y a environ 4 mois… Nous sommes de retour dans notre maison depuis environ 4 semaines, après un été tumultueux qui nous a demandé à tous une capacité d’adaptation à toute épreuve…

Tout d’abord, expliquons que, contrairement à notre plan initial, nous avons résidé chez mes parents pendant 3 mois… Oui, oui, 3 longs mois au lieu des « 3-4 semaines » qu’on avait cru au début… Nous avons en fait profité de cette résidence secondaire au maximum pour éviter de revenir dans une maison à moitié terminée, sans cuisine ni planchers, avec de la poussière en quantité industrielle… Nous avons été extrêmement chanceux d’avoir accès à cette solution, même si les allers-retour Pierrefonds-Blainville 2 fois par jour étaient assez éprouvants et que le fait de ne pas être « dans nos affaires » nous a amené au bord du « pétage de coche » plus d’une fois vers la fin… Mais nous voilà finalement, depuis le 30 septembre, dans notre « nouvelle ancienne maison ». Le changement est radical mais très apprécié. Enfin, de la place pour chaque enfant, un garde-manger plus-que-respectable, une salle de lavage fonctionnelle, une cuisine digne d’un show de télé… Je mettrai des photos quand j’aurai trouvé le fil de la caméra, parce que, voyez-vous, tout n’est pas finalisé dans notre ré-emménagement… Notre quotidien est encore un peu désorganisé, mais tranquillement, on sort du tunnel! Évidemment, tout se fait avec lenteur, surtout dans mon cas, car j’ai une Sarah-Jeanne greffée à ma hanche gauche lorsqu’elle n’est pas en train de fouiller dans mes tiroirs ou d’explorer le dessous des meubles… Ah oui, vous-ai-je dit qu’elle marchait? Ça rajoute une dynamique… intéressante à la famille, puisque les grands doivent maintenant régulièrement se sauver d’elle, sinon elle « baffve su’ nos chouets » comme dit Jasmine!

Je vous reviens plus tard!

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Ouais, ça fait longtemps…

Je ne vous ai pas oubliés… mais mettons que beaucoup de choses bougent très vite en ce moment, autant dans ma tête que dans la réalité. Résultat: je m’accorde peu de temps pour penser, rêver et rédiger. Passons en revue certains dossiers:

1: Enfants

Tout va très bien de ce côté. Quelques virus se sont bien essayé à venir semer la pagaille, mais vous connaissez la chanson, « trois petits jours et puis s’en vont! ». Alors après nous avoir empoisonné la vie pendant 3 jours, ils sont partis! Sarah-Jeanne a heureusement été épargnée (vive l’allaitement!). Et parlant de bébé, chose inimaginable quand on sait que mes enfants n’ont fait leur nuit qu’à 9 mois en moyenne (et après décision des parents exténués les laisser pleurer en allant les voir régulièrement pour leur apprendre à s’endormir sans le sein de maman!), ELLE FAIT SES NUITS! Et même pas les nuits des livres, qui disent que dès que bébé dort 5 heures, il « fait ses nuits ». Elle se couche, dans sa bassinnette en plus!, vers 20h30 et se réveille à 4 h! Miracle! Il me fallait bien ce 4e bébé pour me réconforter et me dire que ce n’est pas parce que je n’avais pas le tour que mes enfants ne dormaient pas leur nuit!

Du côté des grands, tout est beau. Sandrine évolue très bien à l’école et sait déjà lire et écrire la plupart des mots simples. Elle est fière de ses apprentissages et de ses connaissances. Jean-Thomas, lui, nécessite encore beaucoup d’énergie de notre part… Plus prompt, impulsif, colérique et très sensible, il nous fait encore ses crises quotidiennes de larmes et hurlements. Il faut un main de fer dans un gant triple épaisseur de velours… Mais on va y arriver…

Jasmine… a 2 ans… Ça dit tout… Je vous laisse d’ailleurs un lien vers un texte que j’ai trouvé hilarant lors de la première lecture… quand je n’avais que Sandrine…

http://www.banlieusardises.com/habiller-une-%C2%ABterrible-two%C2%BB-en-trois-etapes-faciles

2: Exercice

J’ai renouvelé l’expérience du Défi Santé 5/30 cette année, mais avec une modification majeure: je nous ai inscrits à titre de famille, en excluant les deux plus petites. Résultat: flop total et démotivation avec D majuscule. J’ai réalisé que d’essayer de prendre la responsabilité de faire manger à tous leurs 5 portions de légumes, mais surtout être la G.O. qui devait faire bouger son monde 30 minutes, ça m’a coupé l’ambition de réussir. La température extérieure était peu favorable à des sorties « faciles » après le souper, car entendons-nous, habiller et/ou superviser l’habillage de 4 enfants, c’est du stock! Et faire bouger tout le monde à l’intérieur, c’est plus dur aussi…

Le printemps tardif a imposé un délai à mon objectif d’aller reconduire les enfants en marchant/joggant. Quant à reprendre mon habitude d’aller marcher tôt le matin avant le lever des enfants, oubliez ça avec bébé qui a besoin de sa tétée dès le lever…

Alors l’exercice (lire aussi le cheminement vers une forme physique satisfaisante) n’est pas encore routine établie. J’en fais quand je peux, quand Sarah-Jeanne veut, donc comprendre très (trop) peu. Un jour…

3: le gros projet d’agrandissement de maison

Nous étions tannés de se marcher dessus lorsqu’on entrait ensemble dans la maison… Un portique de 4 par 6, c’est peu. Notre famille a besoin d’un minimum de 6 paires de souliers de course, 3 paires de bottes de pluie, 6 paires de sandales, des souliers « propres », des bottes de travail, des souliers élégants pour maman… Avec la transition hiver-printemps, nous avions au moins 12 manteaux accrochés (ben oui, un chaud, un plus léger). Alors ça devient rapidement chaotique. Et je ne vous parle pas des gants, mitaines, tuques, foulards…

La salle à manger était aussi problématique: difficile de circuler autour de la (grosse) table, et à 6, on occupe toutes les places. Il nous fallait plus d’espace.

Alors la décision a été prise d’agrandir. On construit deux chambres au sous-sol, pour que chaque enfant ait sa chambre (actuellement, les 3 plus vieux sont dans la même chambre), on ajoute une chambre froide en passant (pour conserver les légumes que nous aurons un jour dans notre grand jardin). Au rez-de-chaussée, on agrandit également de la même dimension, pour avoir un portique plus grand (on doit déplacer la salle d’eau), pour une cuisine plus fonctionnelle (on la déplace, l’agrandit et la remanie entièrement), pour une vaste salle à manger et un salon digne de ce nom (et le projet de piano à queue devient plus réel).

La construction s’échelonnera sur 10 semaines environ, un chantier d’envergure qui demandera organisation, tolérance aux imprévus et… déménagement pour 3-4 semaines chez mes parents, puisque le rez-de-chaussée sera invivable. Tourbillon du quotidien à prévoir!!! Je vois ce projet arriver à grand pas avec quelque inquiétude, je vous l’avoue, car je sais l’effet du bris de la routine sur les enfants. De plus, les semaines critiques, durant lesquelles la maison ne sera pas habitable, coïncident avec la rentrée scolaire de Sandrine en 1ère année et Jean-Thomas en maternelle… Respirez, madame, respirez, c’est pas le temps de pousser!

4- Louka

Oufff. Sujet plus difficile, que je « taboulise » à moi-même… Louka aura bientôt 12 ans… Il s’en vient vieux… Hanches raides, fatigue, baisse d’entrain. Le jour approche où je devrai faire mon devoir de maîtresse et lui permettre de partir avant que trop de souffrances ne lui enlèvent cette étincelle de vie que je vois encore dans ses yeux… Mon premier chien, celui avec qui j’ai vécu de si beaux moments lorsqu’on s’entraînait ensemble dans les bois…

Pour ceux qui l’ignorent, j’ai fait partie d’un organisme bénévole de recherche et sauvetage à titre de maître-chien. Donc Louka et moi avons suivi un long entraînement qui incluait exercices de socialisation (promenades dans la Gare Centrale, Place Bonaventure, dans des fermes, sur des bateaux), de l’agilité, des présentations à des groupes d’enfants sur la prévention et la sécurité en forêt… Mais surtout, des exercices de recherche, évidemment… De longues heures passées dans la forêt, à marcher à la boussole en regardant mon chien pour détecter des signes qu’il avait trouvé une odeur. Ce regard qu’il me lançait lorsqu’il me « demandait » s’il pouvait suivre une piste… Cette position de la queue et de la tête, cette tension dans le corps quand il situait finalement notre « victime »… Notre collaboration sans faille, cette confiance mutuelle…

On en a passé des heures dans des boisés touffus, marécageux, escarpés, infestés d’insectes, tôt le matin, en plein soleil, à la nuit tombée, à – 20 comme à + 30… Nous faisions une équipe du tonnerre…

Et voilà que je devrai bientôt dire au revoir à mon coéquipier… Il est devenu un bon « chien de salon », tolérant les enfants et leurs cris, s’accommodant plutôt bien de sa vie maintenant sédentaire. Mais je vois bien que les petits bobos de l’âge deviennent de plus en plus dérangeants pour lui… Alors j’observe et réfléchis, en respirant bien fort… Un jour à la fois…

Pour ceux qui ne l’auraient jamais vu, un lien vers un reportage tourné par l’équipe de l’émission Découverte de Radio-Canada… Bien que le ton soit teinté de scepticisme et que plusieurs détails n’aient pas été assez développés, c’est un début pour expliquer le rôle que pourraient jouer les chiens dans les dossiers de personnes perdues ou noyées…

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_1169.shtml

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Mais que se passe-t-il?

On aurait aussi pu appeler ce billet: le gel des idées… ou bien le tunnel sans fin… ou la paralysie de l’Esprit…

Suis-je en manque d’inspiration pour le blogue? Non, pas du tout, les idées fourmillent, elles sont là, à quelques centimètres sous la surface du crâne.

Manqué-je de temps? Clairement oui, le temps est une denrée précieuse qui disparaît sans laisser de trace… Mais cela n’explique pas cette sensation d’immobilité, de ne rien accomplir, de tourner en rond, alors même qu’une sourde anxiété nous souffle à l’oreille qu’il y a 1001 choses en attente d’accomplissement…

Comment va le moral? Bon, l’humeur suit quelque peu la température extérieure, je l’avoue, et les dépressions atmosphériques rendent le sourire un peu plus lourd… Mais globalement, ça va. Je me sens bien dans ma vie, heureuse de ma situation, de ma famille, de nos projets (qui feront l’objet d’un prochain billet tellement c’est intéressant!)

Et pourtant…

Je me sens lente, inefficace… Comme un cheval qui piétine dans son box en regardant le départ des courses…

Alors je suis à la recherche de solutions… que je reviendrai élaborer plus tard, fin de la tétée oblige!

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Le toucher

Ceux qui me connaissent le savent bien, je suis assez (très) réticente aux contacts physiques avec les gens, sauf les gens très proches. Comme on dit, j’ai une « bulle » assez (très) grande. Mes collègues de travail s’en amusent gentiment, remarquant les pas de danse que j’exécute lorsqu’un de mes clients est trop envahissant ou lorsqu’une situation exige que l’on me touche. Les embrassades sont plus que rares et je me tiens loin de ces gens « tactilophiles », vous savez, ces gens qui ne peuvent s’empêcher de poser une main sur votre avant-bras pour souligner leur discours…

Jean-Luc est tout le contraire de moi: il tombe en extase quand on lui flatte le dos ou la nuque, il en demande encore et encore et adore se faire chatouiller (ce qui me fait faire, moi, une crise d’apoplexie!!!). Et les enfants retiennent de lui, Sandrine suppliant qu’on la flatte dans le dos, sur le ventre, et même sous les bras!

Tout naturellement, je suis donc moins portée que Jean-Luc à câliner, à flatter, à embrasser. Je le fais, oui, bien sûr, mais à une amplitude moindre.

Mais faisant suite au cours de « parentitude » suivi en novembre et à plusieurs lectures sur les relations parent-enfant et l’importance des gestes de tendresse, je fais ces temps-ci un effort particulier pour améliorer ma communication par le toucher. Et je dois dire que ça me fait du bien. Comme une énergie positive qui m’emplit, une tension qui s’estompe au profit d’une douceur apaisante.

Un article que j’ai lu recommandait d’avoir au moins 3 gestes affectueux pour chaque personne de notre famille par jour. Ça semble peu, on se dit « C’est certain que j’en fais bien plus que 3! », mais si l’on exclut les bisous rapides du lever, du départ pour le travail, du retour à la maison et de l’heure du coucher, je considère, en tout cas pour ma part, que nous n’avons pas assez de ces petits gestes spontanés, gratuits, inattendus…

Et vous, donnez-vous votre dose de câlins, et en recevez-vous assez?

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Un fiston anti-traditionnaliste…

Au souper cette semaine, Jean-Thomas m’annonce que lorsqu’il sera grand, il sera un Ninja Turtle. Sa soeur lui répond alors de toute son arrogance que ça ne se peut pas comme métier. Je lui demande à fiston comment il fera pour payer ses factures d’électricité et sa voiture et il me répond: « Ben j’aurai une femme et c’est elle qui va payer! ». Je sens qu’une petite discussion s’imposera dès le premier cours de kung-fu…

Encore dans les mots d’enfant, une petite perle de Sandrine qui démontre sa culture très inégale selon les domaines… Nous écoutions « Twist and Shout » des célèbres Beatles, et je lui explique que c’est une musique que grand-maman écoutait quand elle était jeune, et que c’est un groupe formé de 4 « monsieurs » que toutes les filles trouvaient beaux… Sandrine me demande alors leur nom. Paul, John, Ringo et… blanc de mémoire. Sandrine me propose alors « Athos? » comme quatrième compère… (NDLR: Athos est un des mousquetaires dans le roman de Dumas…). On va peut-être approfondir un peu plus leur culture musicale, à ces enfants…

PS:  Je n’ai toujours pas retrouvé le 4e Beatles…

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Des gènes de papier collant…

J’ai l’impression ces temps-ci d’être une maman kangourou qui transporte son bébé dans sa poche… Mes enfants ont tous hérité d’un gène « scotch tape », mais j’ai bien l’impression que notre petite dernière pourrait être renommée « Epoxy »…

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« Un bébé au besoins intenses est un enfant qui sent dès qu’on le pose et se réveille en peu de temps. Ces bébés ont des besoins affectifs énormes. Le seul moyen d’éviter leurs pleurs est de les rassurer, les porter, les materner. Le bébé aux besoins intenses a un besoin extrêmement grand de contact physique. Il fait du giron maternel son siège, les bras et la poitrine de sa mère lui servent de lit, et il se console à son sein. En général, il rejette vigoureusement les substituts maternels inanimés. » Citation tirée des propos du Dr William Sears, renommé pour ses travaux sur la petite enfance.

Est-ce que mes enfants sont intenses (ou l’ont été)? Peut-être, peut-être pas. En fait, je ne saurais dire car le terme est souvent utilisé à toutes les sauces, une grande partie de cette qualification dépendant de la perception du parent.

Ce que je sais, par contre, c’est que j’ai des bébés « à bras », c’est-à-dire qu’ils demandent constamment à être portés, bercés, promenés. Impossible de les déposer, à croire qu’on a garni leur berceau d’un tapis de fakir! Et ils ont tous été des « téteux », demandant le sein autant par faim que par désir de réconfort. Mes bébés ont tellement besoin de proximité physique que nous pratiquons le co-dodo, c’est-à-dire que bébé dort avec nous dans le lit. En fait, je devrais préciser que bébé dort souvent sur moi, profitant de ma chaleur et probablement rassuré par le son des battements de mon coeur.

Sarah-Jeanne ne fait évidemment pas exception à cette règle, nous n’avons pas changé de moule pour notre dernier enfant! Donc j’ai un bébé « scotché » sur moi au moins 20h sur 24… Comment arriver à fonctionner minimalement dans ces conditions? Petits trucs pour les nouvelles et futures mamans…

1- D’abord vous DEVEZ avoir un porte-bébé, que ce soit un mei-tei, un chimparoo, kangourou, Snuggly, l’important c’est de permettre à votre pot de colle de vous accompagner dans vos déplacements sans nécessairement être dans vos bras, et possiblement bénéficier d’une petite sieste en même temps.

2- J’ai une liste mentale des tâches que je dois faire, classées en 4 catégories: celles que je peux faire en allaitant (classer les papiers, faire les appels importants, faire des jeux avec les grands, rédiger mon blog!), celles qui sont possibles à une main (vider le lave-vaisselle, ramasser le linge), celles qui demandent des déplacements réguliers mais pas d’efforts des membres supérieurs (lorsque bébé est dans le porte-bébé) et celles pour lesquelles je dois avoir l’usage des deux mains (cuire des aliments, transporter les objets lourds, ranger le linge dans les tiroirs). Ainsi, chaque moment représente un potentiel d’activité et je me sens moins « esclave » ou « inutile »…

3- Se donner des priorités, mais ne pas avoir d’exigences de réussite. Un bébé est imprévisible (en tout cas, les miens!), tout comme notre état de fatigue/ santé, donc il faut faire avec…

4- Surtout, ne pas s’oublier… S’offrir des gâteries, des moments où on fait fi des « il faut » pour écouter les « je veux ». Le temps passe vite, profitons de ces moments si précieux!

5- Certains vous diront de ne pas hésiter à demander de l’aide… Ceci est un conseil évidemment très raisonnable mais étant tout à fait incapable de l’appliquer, je suis bien mal placée pour vous convaincre de l’obligation de saisir toutes les occasions qui vous sont offertes, ne serait-ce que d’accepter la proposition d’une personne de votre entourage qui fera votre vaisselle ou vous apportera un petit plat… Je jongle encore avec l’idée d’engager une femme de ménage, et c’était ma résolution 2009, c’est tout dire!

Bon, je vous laisse, la tétée est terminée, je passe à une autre catégorie de tâche 🙂

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Les choux de Bruxelles, ces mal-aimés…

Je n’ai pas à me plaindre, mes enfants en mangent sans crises (sauf Jasmine, évidemment). Mais avouons-le, la réaction de la plupart des gens devant ces petites boules vertes feuillues ressemble plutôt à une grimace. On peut les cuire simplement à la vapeur, les incorporer dans des ragoûts, et j’ai découvert récemment, sur le site des Banlieusardises (réf.: http://www.banlieusardises.com/salade-de-chou-de-bruxelles) une nouvelle manière de les apprêter, qui passe mieux dans l’assiette des récalcitrants. Mais tout d’abord, les présentations…

Derrière ces choux en miniature se cache une histoire savoureuse et économique: vers 1550 dans la commune de Saint-Gilles en Belgique,suite à une augmentation accélérée de la démographie bruxelloise, on développa la culture maraîchère de divers légumes et surtout du chou. Mais malgré tous les efforts des cultivateurs, la production ne suffisait pas à combler les besoins de la population locale. Aussi vers 1650, ces inventifs ancêtres, afin de rentabiliser au maximum la superficie cultivable, créèrent les choux de Bruxelles, qui poussent à la verticale ; cette culture intensive de choux valut aux habitants le surnom de KUULKAPPERS ou coupeurs de choux.

Le chou de Bruxelles, appartenant à la famille des crucifères, aime bien les pays tempérés. Il faut de 85 à 95 jours entre la semence et la récolte. Sur un axe central épais et solide poussent en épis de 20 à 75 petits choux bien serrés, miniatures de 3 cm de diamètre nichés à la base de larges feuilles.

Le chou de Bruxelles est relativement pauvre au niveau calorifique (environ 40 Cal/100g), mais riche en fibres,calcium,   fer et vitamines. Il gagne à devenir un élément régulier de notre alimentation.

Et quoi de mieux, pour faire changement, qu’une salade de choux de Bruxelles!

Le principe est simple: hacher ou râper les choux et leur assortir une mayonnaise similaire à celle d’une salade de chou classique, un peu citronnée et bien poivrée. On peut aussi incorporer d’autres légumes dans notre salade, comme des carottes, du chou vert ou rouge, peut-être même des oignons?

Osez et donnez-m’en des nouvelles!


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Le retour

Vous vous en doutez si je ne vous l’ai pas déjà appris via courriel ou Facebook, j’ai finalement donné naissance, à 41 semaines, à une belle grosse pinotte de 9 lb 1 1/4 onces prénommée Sarah-Jeanne. Le 20 janvier, date à laquelle j’avais un rendez-vous à l’hôpital pour fixer la date de ma provocation, les contractions ont commencé dans la nuit. C’était le « timing » idéal puisque les grands-parents étaient déjà prévus pour une journée de gardiennage étant donné le rendez-vous très tôt le matin.

Comme pour l’accouchement de Jasmine, les contractions ne donnaient pas grand-chose puisque bébé était encore « flottant », donc n’appuyait pas dans le col assez fortement. Cependant, étant à 41 semaines, on m’a laissé le choix: revenir dans 4 jours ou provoquer. Nous n’avons pas eu à discuter longtemps, Jean-Luc et moi, pour accepter qu’on procède à la rupture de la poche amniotique.

10h15, le médecin perce la poche.

13h02: après 3 poussées, bébé est dans mes bras, toute belle, presque pas fripée. Pas eu le temps pour l’épidurale, les derniers centimètres se sont faits en un éclair (littéralement)…

Le retour à la maison s’est bien déroulé. Nous avions quelques craintes face à la jalousie potentielle de Jasmine, qui accepte (ou plutôt acceptait) difficilement de partager son papa et sa maman avec son frère et sa soeur, allant jusqu’à taper et pincer pour les déloger de nos genoux. Mais contrairement à ce que nous appréhendions, Jasmine se révèle une grande soeur complètement gaga de « son » bébé. Elle veut toujours la prendre, la cajoler, la bécoter. Elle s’intéresse à ses moindres sons et mouvements et la cherche dès qu’elle n’est plus dans son champ de vision. Sarah-Jeanne ne se doute pas encore qu’elle aura 3 mamans pour veiller sur elle, Sandrine étant tout aussi maternelle…

Quant au retour à « la vie normale », il se fait graduellement. Jean-Luc a pris la relève de la « run de lait », comme nous appelons le transport des enfants pour les garderies et l’école matin et soir (sans blague, ça prend 1/2 heure matin et soir). J’ai repris l’habitude d’allaiter dans (presque) n’importe quelle situation, en supervisant la routine des grands, en mangeant, en brassant une sauce, en faisant un casse-tête, en lisant une histoire ou… en tapant à l’ordinateur! Avoir des bébés « crampons » oblige à développer des trucs si on ne veut pas avoir un bébé qui hurle sa frustration de devoir attendre ou être reléguée à la chaise berçante à longueur de journée! Une chance, c’est mille fois moins pire qu’avec Sandrine, que des problèmes d’allaitement rendaient difficile à satisfaire et qui demandait constamment à téter, au point où j’amenais bébé avec moi à la toilette!!!

Je viendrai donc plus souvent sur mon blogue, tétées nombreuses obligent, et pourrai donc vous donner des nouvelles plus régulièrement, même si c’est juste à une main!

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L’attente…

Eh oui, déjà rendue dans les derniers milles de la grossesse. 39 semaines plus exactement. Pour moi, c’est la phase difficile, où on ne peut plus me contraindre à la patience. Je suis énorme, j’ai le dos en compote, les pieds enflés, les hormones et le mauvais caractère dans le plafond. Et de savoir que bébé peut se présenter n’importe quand aggrave chez moi (et chez Jean-Luc) le sentiment d’impatience. Non, je n’attends pas mon bébé de façon zen en chantant des chansons douces couchée dans un bain chaud entourée de chandelles. Je suis plutôt du genre à reviser 100 fois les derniers détails pour m’assurer que tout est prêt. Avec un peu de superstition, je crains que bébé hésite à se pointer si elle sent que l’environnement n’est pas 100% prêt pour l’accueillir! Mais honnêtement, bébé, tu peux arriver, tout est prêt!

– Valise pour l’hôpital: faite, vérifiée au moins 350 fois, bouclée… il ne reste qu’à la descendre (ok, ce sera fait dès aujourd’hui, si c’est cela qui manque!);

– ta chambre est prête, si tant est qu’on doit y caser les 10 millions de boîtes de linge des plus vieux depuis qu’on a déménagé Jasmine avec les grands: à 3 dans la même chambre, l’espace de rangement est calculé au pouce près, donc tu devras partager tes tiroirs!

– Petits plats congelés ou cannés: pains de viande, sauce à spaghetti, pâtés chinois, poulet en sauce, boulettes de viandes, pains, légumes… J’ai même des muffins et des pains, si tu veux savoir, alors les grands ne manqueront de rien, tu peux arriver!;

– Manuel d’instructions exhaustif pour les grands-parents qui viendront garder les 3 mousses (et le chien – et le mari) lors de mon séjour à l’hôpital: où est le linge, les draps, les savons, la routine du matin et du soir pour l’école et les garderies, guide d’opérations pour la télé et l’ordinateur, collations – santé, sans noix et sans déchets pour l’école, numéros de téléphones, alouette!;

– autorisations signées et à jour pour les grands-parents s’ils doivent aller chercher les enfants à l’école et aux garderies;

– je tente de maintenir le lavage du linge pas trop en retard;

– je n’ai pas de grosses recettes en cours;

– les livres de bibli sont à jour;

ALORS ACCOUCHE, QU’ON BAPTISE!

Des contractions aux 8 minutes durant 4 heures, de nuit évidemment, ça me rappelle drôlement l’accouchement de Jasmine, qui m’avait tenue en haleine comme ça durant 3 semaines. Notre dernière princesse s’enligne-t-elle comme sa « pas-si-grande » soeur?

Quoi qu’il en soit, je m’efforce de patienter comme je peux, je lis beaucoup, je m’active entre les contractions, je me trouve des projets à finaliser… Presque zen je deviens! Mais arrive, bébé, s’il-te-plaît :-)… Tiens, si ça peut te donner une idée de la belle famille qui t’attend, voici des photos!

Alors, dis, tu viens nous rencontrer?

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