Ouais, ça fait longtemps…

Je ne vous ai pas oubliés… mais mettons que beaucoup de choses bougent très vite en ce moment, autant dans ma tête que dans la réalité. Résultat: je m’accorde peu de temps pour penser, rêver et rédiger. Passons en revue certains dossiers:

1: Enfants

Tout va très bien de ce côté. Quelques virus se sont bien essayé à venir semer la pagaille, mais vous connaissez la chanson, « trois petits jours et puis s’en vont! ». Alors après nous avoir empoisonné la vie pendant 3 jours, ils sont partis! Sarah-Jeanne a heureusement été épargnée (vive l’allaitement!). Et parlant de bébé, chose inimaginable quand on sait que mes enfants n’ont fait leur nuit qu’à 9 mois en moyenne (et après décision des parents exténués les laisser pleurer en allant les voir régulièrement pour leur apprendre à s’endormir sans le sein de maman!), ELLE FAIT SES NUITS! Et même pas les nuits des livres, qui disent que dès que bébé dort 5 heures, il « fait ses nuits ». Elle se couche, dans sa bassinnette en plus!, vers 20h30 et se réveille à 4 h! Miracle! Il me fallait bien ce 4e bébé pour me réconforter et me dire que ce n’est pas parce que je n’avais pas le tour que mes enfants ne dormaient pas leur nuit!

Du côté des grands, tout est beau. Sandrine évolue très bien à l’école et sait déjà lire et écrire la plupart des mots simples. Elle est fière de ses apprentissages et de ses connaissances. Jean-Thomas, lui, nécessite encore beaucoup d’énergie de notre part… Plus prompt, impulsif, colérique et très sensible, il nous fait encore ses crises quotidiennes de larmes et hurlements. Il faut un main de fer dans un gant triple épaisseur de velours… Mais on va y arriver…

Jasmine… a 2 ans… Ça dit tout… Je vous laisse d’ailleurs un lien vers un texte que j’ai trouvé hilarant lors de la première lecture… quand je n’avais que Sandrine…

http://www.banlieusardises.com/habiller-une-%C2%ABterrible-two%C2%BB-en-trois-etapes-faciles

2: Exercice

J’ai renouvelé l’expérience du Défi Santé 5/30 cette année, mais avec une modification majeure: je nous ai inscrits à titre de famille, en excluant les deux plus petites. Résultat: flop total et démotivation avec D majuscule. J’ai réalisé que d’essayer de prendre la responsabilité de faire manger à tous leurs 5 portions de légumes, mais surtout être la G.O. qui devait faire bouger son monde 30 minutes, ça m’a coupé l’ambition de réussir. La température extérieure était peu favorable à des sorties « faciles » après le souper, car entendons-nous, habiller et/ou superviser l’habillage de 4 enfants, c’est du stock! Et faire bouger tout le monde à l’intérieur, c’est plus dur aussi…

Le printemps tardif a imposé un délai à mon objectif d’aller reconduire les enfants en marchant/joggant. Quant à reprendre mon habitude d’aller marcher tôt le matin avant le lever des enfants, oubliez ça avec bébé qui a besoin de sa tétée dès le lever…

Alors l’exercice (lire aussi le cheminement vers une forme physique satisfaisante) n’est pas encore routine établie. J’en fais quand je peux, quand Sarah-Jeanne veut, donc comprendre très (trop) peu. Un jour…

3: le gros projet d’agrandissement de maison

Nous étions tannés de se marcher dessus lorsqu’on entrait ensemble dans la maison… Un portique de 4 par 6, c’est peu. Notre famille a besoin d’un minimum de 6 paires de souliers de course, 3 paires de bottes de pluie, 6 paires de sandales, des souliers « propres », des bottes de travail, des souliers élégants pour maman… Avec la transition hiver-printemps, nous avions au moins 12 manteaux accrochés (ben oui, un chaud, un plus léger). Alors ça devient rapidement chaotique. Et je ne vous parle pas des gants, mitaines, tuques, foulards…

La salle à manger était aussi problématique: difficile de circuler autour de la (grosse) table, et à 6, on occupe toutes les places. Il nous fallait plus d’espace.

Alors la décision a été prise d’agrandir. On construit deux chambres au sous-sol, pour que chaque enfant ait sa chambre (actuellement, les 3 plus vieux sont dans la même chambre), on ajoute une chambre froide en passant (pour conserver les légumes que nous aurons un jour dans notre grand jardin). Au rez-de-chaussée, on agrandit également de la même dimension, pour avoir un portique plus grand (on doit déplacer la salle d’eau), pour une cuisine plus fonctionnelle (on la déplace, l’agrandit et la remanie entièrement), pour une vaste salle à manger et un salon digne de ce nom (et le projet de piano à queue devient plus réel).

La construction s’échelonnera sur 10 semaines environ, un chantier d’envergure qui demandera organisation, tolérance aux imprévus et… déménagement pour 3-4 semaines chez mes parents, puisque le rez-de-chaussée sera invivable. Tourbillon du quotidien à prévoir!!! Je vois ce projet arriver à grand pas avec quelque inquiétude, je vous l’avoue, car je sais l’effet du bris de la routine sur les enfants. De plus, les semaines critiques, durant lesquelles la maison ne sera pas habitable, coïncident avec la rentrée scolaire de Sandrine en 1ère année et Jean-Thomas en maternelle… Respirez, madame, respirez, c’est pas le temps de pousser!

4- Louka

Oufff. Sujet plus difficile, que je « taboulise » à moi-même… Louka aura bientôt 12 ans… Il s’en vient vieux… Hanches raides, fatigue, baisse d’entrain. Le jour approche où je devrai faire mon devoir de maîtresse et lui permettre de partir avant que trop de souffrances ne lui enlèvent cette étincelle de vie que je vois encore dans ses yeux… Mon premier chien, celui avec qui j’ai vécu de si beaux moments lorsqu’on s’entraînait ensemble dans les bois…

Pour ceux qui l’ignorent, j’ai fait partie d’un organisme bénévole de recherche et sauvetage à titre de maître-chien. Donc Louka et moi avons suivi un long entraînement qui incluait exercices de socialisation (promenades dans la Gare Centrale, Place Bonaventure, dans des fermes, sur des bateaux), de l’agilité, des présentations à des groupes d’enfants sur la prévention et la sécurité en forêt… Mais surtout, des exercices de recherche, évidemment… De longues heures passées dans la forêt, à marcher à la boussole en regardant mon chien pour détecter des signes qu’il avait trouvé une odeur. Ce regard qu’il me lançait lorsqu’il me « demandait » s’il pouvait suivre une piste… Cette position de la queue et de la tête, cette tension dans le corps quand il situait finalement notre « victime »… Notre collaboration sans faille, cette confiance mutuelle…

On en a passé des heures dans des boisés touffus, marécageux, escarpés, infestés d’insectes, tôt le matin, en plein soleil, à la nuit tombée, à – 20 comme à + 30… Nous faisions une équipe du tonnerre…

Et voilà que je devrai bientôt dire au revoir à mon coéquipier… Il est devenu un bon « chien de salon », tolérant les enfants et leurs cris, s’accommodant plutôt bien de sa vie maintenant sédentaire. Mais je vois bien que les petits bobos de l’âge deviennent de plus en plus dérangeants pour lui… Alors j’observe et réfléchis, en respirant bien fort… Un jour à la fois…

Pour ceux qui ne l’auraient jamais vu, un lien vers un reportage tourné par l’équipe de l’émission Découverte de Radio-Canada… Bien que le ton soit teinté de scepticisme et que plusieurs détails n’aient pas été assez développés, c’est un début pour expliquer le rôle que pourraient jouer les chiens dans les dossiers de personnes perdues ou noyées…

http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/decouverte/niveau2_1169.shtml

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