Un peu d'humour…

Ce texte n’est pas de moi, si vous en êtes l’auteur, je me ferai un plaisir de vous citer… En tout cas, je suis certaine qu’il fera naître quelques sourires…

Les vêtements de maternité:
1er bébé: Vous portez vos vêtements de maternité dès que votre docteur vous confirme que vous êtes enceinte.
2e bébé: Vous portez vos vêtements réguliers le plus longtemps possible.
3e bébé: Vos vêtements de maternité SONT vos vêtements réguliers.

La préparation à l’accouchement:
1er bébé: Vous pratiquez vos respirations religieusement.
2e bébé: Vous ne vous en faites pas, car vous savez que, la première fois, les respirations n’ont servi à rien.
3e bébé: Vous demandez une épidurale au huitième mois.

Le linge de bébé:

1er bébé: Vous lavez tous les vêtements du nouveau-né à venir, vous agencez les couleurs et vous placez le tout, soigneusement plié, dans son petit bureau.

2e bébé: Vous vérifiez que les vêtements sont propres et vous jetez les vêtements qui ont des tâches foncées.
3e bébé: Les garçons peuvent porter du rose, n’est-ce pas ?

Les soucis de bébé:

1er bébé: Au premier signe de détresse (un son, une grimace), vous le prenez immédiatement dans vos bras.
2e bébé: Vous prenez l’enfant seulement si ses pleurs risquent de réveiller le petit dernier.
3e bébé: Vous enseignez à votre garçon de trois ans comment remonter le mécanisme de la balançoire automatique.

La suce de bébé:
1er bébé: Si la suce tombe par terre, vous la rangez jusqu’à ce que vous soyez à la maison pour la nettoyer et la stériliser.
2e bébé: Quand la suce tombe par terre, vous la nettoyez sommairement avec le jus de la bouteille du bébé.
3e bébé: Vous l’essuyez sur votre manche et vous la lui redonnez.

Les couches de bébé:
1er bébé: Vous changez la couche du bébé toutes les heures, que ce soit nécessaire ou pas.
2e bébé: Vous changez la couche toutes les deux ou trois heures, au besoin.
3e bébé: Vous essayez de la changer avant que l’on se plaigne de l’odeur ou que la couche soit rendue aux genoux, par le poids.

Les activités de bébé:
1er bébé: Vous amenez le bébé à la gymnastique pour bébé, les balançoires de bébé, les zoos pour bébés, les films pour bébés et aux lectures de contes pour bébés.
2e bébé: Vous amenez votre bébé à la gymnastique pour bébés.
3e bébé: Vous amenez votre bébé au Supermarché et chez le blanchisseur.

Les sorties sans bébé:
1er bébé: La première fois que vous faites garder votre bébé, vous appelez à la maison au moins cinq fois dans la soirée.
2e bébé: Juste avant de quitter la maison, vous vous souvenez de laisser un numéro pour vous rejoindre.
3e bébé: Vous laissez comme instructions à la gardienne de vous contacter seulement si ça saigne.

À la maison avec bébé:
1er bébé: Vous passez une bonne partie de la journée seulement à contempler votre bébé.
2e bébé: Vous passez un peu de temps de votre journée à vous assurer que le plus vieux ne pince pas, ne frappe pas et n’étrangle pas le petit dernier.
3e bébé: Vous passez une partie de la journée à vous cacher des enfants.

Et si bébé avale une pièce de monnaie:
1er enfant: Quand votre premier enfant avale une pièce de monnaie, vous vous rendez immédiatement à l’hôpital et demandez qu’on lui passe les rayons x.
2e enfant: Quand votre deuxième enfant avale une pièce, vous observez attentivement pour vous assurer qu’elle est bien passée.
3e enfant: Quand votre troisième enfant avale une pièce, vous la déduisez de ses allocations.

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Faire son nid

C’est bien connu, les animaux sur le point de mettre bas ressentent un besoin inextinguible de préparer la venue de leur progéniture. Les femelles s’isolent, repèrent un endroit doux et sécuritaire et semblent entrer en elles-mêmes, pour se ressourcer peut-être.

Est-ce mon arrêt de travail dans une semaine, ou des signes subconscients que mon corps m’envoie? Je ne saurais dire, mais toujours est-il que je rêve d’avoir du temps pour cuisiner, trier le linge, préparer la chambre du bébé. En fait, je ne fais pas que rêver, je me fais des listes (eh oui!) des plats que je peux congeler ou canner, je commence à planifier mes premières journées « sans enfant » pour savoir ce qui est le plus important: trier le linge des grands pour pouvoir le ranger dans les boîtes (classées et identifiées, SVP!) ou fouiller dans ces mêmes boîtes ou dans leurs voisines pour trouver le linge de nourisson. Finir de classer mes recettes ou mes photos.

J’ose espérer que la Nature ne me jouera pas de tours et que bébé ne se pointera pas trop en avance, alors que je serais au beau milieu d’un chantier de linge, de jouets de bébés et de recettes à moitié réalisées. Mais advienne que pourra, on gérera!  En attendant, je compte les jours qui me séparent de mon congé de maternité, en essayant toujours de me convaincre que ces deux semaines supplémentaires que je me suis allouée en quittant plus tôt que mon plan initial seront optimisées au max et me gratifieront dans mon choix.

Sur ce, bon vendredi soir, je vais aller sniffer mes deux petits poulets qui sortent tout juste du four et embaument la maison, puis je vais aller « discuter » avec bébé numéro 4 qui a l’air très réveillée!

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Lâcher prise… take one

Je mets déjà « take one » car je sais que j’en aurai plusieurs à partager…

Pour ceux qui me connaissent, j’ai un petit petit tout petit côté perfectionniste / control freak/ rigide, qui peut taper sur les nerfs, mais comme il porte presque toujours sur le bien-être de mes enfants, on me pardonne bien des travers…

Prenons l’alimentation, par exemple. Je suis « freak » au point de faire moi-même mes « won-tons » pour la soupe, et si je n’ai pas le temps, ben on n’en mange pas (d’ailleurs ça fait un méchant bout que j’ai de la pâte congelée qui attend…). Pas de biscuits achetés, sauf en de très très très rares occasions (lire ici une maman avec une rage de sucre raffiné qui n’a pas le temps de cuisiner). J’ai la culpabiliite facile (déf.: inflammation de la culpabilité, organe situé au niveau de l’estomac, avec une composante appelée « petite voix fatigante » généralement ressentie sur l’épaule gauche ou droite, c’est selon). Donc quand les enfants n’ont pas leur portion de « vert » dans l’assiette, je ne suis pas fière de moi… Oui, on a des repas « grilled cheese », même parfois des sachets de nouille pré-assaisonnées, mais c’est vraiment du dépannage. En général, j’arrive à assembler quelque chose qui, à défaut d’être beau dans l’assiette, respecte les guides alimentaires populaires.

Que vient faire le lâcher-prise là-dedans? Eh bien, avec l’Halloween qui vient de passer, mettons que j’ai chaque jour au moins une occasion de me demander si je veux vraiment que mes enfants se mettent des cuillères de sucre assaisonnées au colorant et à l’acide x-ique dans la bouche. Mon coeur de mère (comprendre ici mère-freak, bien entendu) passe son temps à crier « non, mais t’es-tu folle, c’est full chimique, ya des bons yogourts qui les attendent dans le frigo pis tu acceptes qu’ils ingurgitent « ça » à la place? ». Et il y a mon côté… comment l’appeler… disons mon côté « Jean-lucquien » qui me dit « plus vite tu les laisses en manger, plus vite il n’y en aura plus ». Alors j’essaie de passer du compte-goutte de bonbons, qui en donnerait un par semaine, à un régulateur moins extrémiste, genre « ok, deux bonbons au dessert, MAIS PAS PLUS! ».

Le pire dans tout ça, c’est que je sais que mes enfants mangent très bien, très équilibré (bon, sauf Jasmine, mais c’est un cas à part, la mademoiselle!). Il n’est pas rare qu’ils vont plonger dans le plat de légumes après avoir mangé leur dessert, et on a même assisté à une chicane pour le dernier brocoli, oui oui, je vous jure! Alors pour leur santé et leurs habitudes alimentaires, je ne gagnerai pas d’argument pour pouvoir leur refuser les sucreries.

Donc, je lâche prise, doucement, je me parle et je m’assouplis. Pas facile. Vous savez, l’image qui m’aide? J’ouvre la main, tout comme si je lâchais un objet. Ça aide vraiment, cette idée de lâcher le morceau. Ça vient du fameux cours de « parent » du jeudi soir. Vous voulez l’histoire derrière tout ça? Voilà (Note: la véracité n’a pas été vérifiée, je ne veux pas de poursuites pour mésinformation ici, SVP!):

Dans un pays lointain, les paysans, pour capturer les petits singes capucins, percent une petite ouverture dans des noix de cocos et y glissent de la nourriture (des bonbons d’Halloween, tiens, peut-être!). Les singes y plongent la main et saisissent la nourriture, mais l’ouverture ne peut laisser ressortir la main refermée sur la nourriture. Les singes ne lâchant pas la nourriture, il est alors aisé de les capturer et de les transporter ainsi, la main toujours prise dans la noix de coco.

Belle image pour voir comment parfois, il serait tellement plus aisé d’ouvrir la main, lâcher l’objet de notre convoitise et trouver un autre moyen de se contenter. Mais comme les singes, on s’obstine à tenir le tout bien serré dans notre poing, et on devient prisonnier.

Alors oui, je lâche prise PARFOIS dans certaines situations. Ça fait partie de mon apprentissage de parent.

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Les parents modernes

Jean-Luc et moi sommes inscrits à des ateliers-formation intitulés « Parent-guide, parent-complice ». Peut-être en avez-vous entendu parler (ben là, matante Nadine, je ne crois pas, mais peut-être les autres lecteurs?). C’est une approche de coaching parental qui mise beaucoup sur le développement d’une relation harmonieuse parent-enfant qui permettra ainsi à tous de s’épanouir dans le cadre familial tout en respectant les valeurs, la personnalité et les besoins de chacun.

Pour les besoins de la cause, puisque Jean-Luc désirait m’accompagner dans ce projet de « parentitude », nous avons recruté ma belle-mère pour venir garder les mousses, et dans l’auto, alors que j’étais allée la chercher, la discussion s’est naturellement orientée vers la différence de la réalité des parents d’hier et d’aujourd’hui. Ma belle-mère me reflétait que nous sommes chanceux maintenant d’être beaucoup plus outillés qu’elle-même l’était « dans son temps ». L’époque où une maman qui désirait allaiter son bébé était perçue comme une excentrique, une hippie, voire même une inconsciente qui donnait une substance insuffisante à sa progéniture au lieu de se procurer les boîtes de lait que la Science avait développé. La plupart des mamans étaient femmes au foyer, les garderies étaient rares comparativement à aujourd’hui, et pourtant les statistiques démontrent que les parents ne jouaient que très peu avec leurs enfants. On ne connaissait pas à cette époque les risques de la cigarette pour les enfants de la maisonnée, on ne les attachait pas en voiture, on était peu au courant des risques de carence vitaminique si le bébé commençait à boire du lait de vache trop tôt, ni des risques d’allergie au contact de certains aliments. Des parents un peu confus parfois, peu informés, et dans un environnement où l’information était difficile à trouver.

Alors nous sommes chanceux aujourd’hui? Chanceux que toute la société sache combien il est sain et « tellement plus meilleur » d’allaiter son bébé, que l’enfer nous guette si on ose introduire les aliments solides avant le sacro-saint 6 mois, qu’il faut que bébé se tienne assis à 8 mois, qu’il rampe à 9 et dise 18 mots à 18 mois… Chanceux de se faire regarder tout croche si notre enfant, à 4 ans, n’a pas commencé des cours de soccer-musique-natation-danse-patin… Ben quoi, il faut les stimuler, sinon, ils vont couler leur maternelle! Sans oublier qu’il faut absolument qu’ils mangent leurs 10 portions de fruits et légumes chaque jour, variés s’il-vous-plaît et présentés sous forme de personnage rigolo à chaque repas…

Sincèrement, je ne sais pas ce qui est mieux: en savoir tout juste assez mais en manquer des bouts, ou être confrontés quotidiennement au jugement des autres parce qu’on ne suit pas la nouvelle tendance, parce qu’on en fait moins que la voisine, parce que l’autre à côté son enfant a été propre à 1 an…

Des fois, j’ai l’impression que les parents modernes, comme les « anciens » veulent bien sûr le meilleur pour leurs enfants, mais que le nombre d’outils à leur disposition les met en état de course perpétuelle, au bord de la frénésie, de la perte de contrôle, de la folie de performer… Pas étonnant alors que les parents aient besoin de dire « Wooooooo les moteurs ».

Dans la même veine, je vous présente un article qui m’avait fait réagir et réfléchir il y a quelques années. D’entrée de jeu, le texte appelle un questionnement sur nos valeurs en tant que parent, et ce questionnement est justement celui qui me turlupine depuis l’arrivée de ma première… Je veux des enfants, mais je ne veux pas être mère à la maison, et ce, sans excuse financière (on serait plus serrés, mais on arriverait avec un salaire). Alors suis-je égoïste comme le premier paragraphe le laisserait sous-entendre? On a tous des besoins, alors si le fait d’avoir des enfants nous brime dans la satisfaction de ces besoins, pourquoi faire des enfants?!?

Je nous considère « chanceux », Jean-Luc et moi, en ce sens que notre besoin de faire des activités seuls ou en couple est relativement restreint, surtout si l’on compare avec d’autres personnes de notre entourage qui doivent absolument sortir une fois par semaine en couple et avoir au moins une soirée pour du temps personnel, sinon ils pètent une coche. Notre dernière sortie de couple, si on exclut les neufs jeudis où nous allons participer à cette formation de parents, remonte à…. euh… un souper au resto, en… 2008. Mis à part lors des accouchements, nous n’avons jamais dormi à l’extérieur de la maison sans les enfants.

Ok, j’avoue qu’on est peut-être UN PEU extrêmes, et que parfois, on rêve d’une soirée en amoureux tranquille… Mais de là à faire garder toutes les semaines, ou même une fois par mois, notre besoin n’est même pas de cette amplitude. Quant aux besoins individuels, force est d’admettre que oui, le bureau est parfois plus reposant que la maison, ne serait-ce que pour pouvoir manger chaud au dîner sans se lever 14 fois ou avoir à faire la police durant des chicanes. Mais est-ce être égoïste pour autant?

Je crois pour ma part que j’essaie de donner beaucoup à nos enfants, et que ce n’est que juste équilibre que de vouloir se respecter et répondre à ses besoins. Que ce soit un emploi ou du bénévolat, les activités extérieures, lire sans enfant, permettent une variété dans mes sources de motivation. Et c’est très bien ainsi.

http://www.acsm-ca.qc.ca/virage/enfance-jeunesse-famille/meres-trop-egoistes.html

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168 heures dans une semaine… pas plus?!?

Vous avez sûrement entendu parler de ce livre, 168 Hours, You Have More Time Than You Think. Il a fait la manchette il y a quelques mois (?) et a fait l’objet de plusieurs articles dans divers blogues et forums que je consulte. L’avez-vous lu? Je dois avouer que moi, je ne l’ai pas lu. Même pas cherché à la bibli. Pas le temps (ironique, n’est-ce pas?). Ou plutôt, pas le goût? Le principe est simple: considérant qu’il y a 168 heure dans une semaine, que l’on dort en moyenne 8 heures par nuit, travaillons 35 à 40 heures semaine, ceci nous laisse environ 72 heures de « temps libre » – pour les tâches domestiques, les loisirs, le transport, etc. Puis faites le bilan de la répartition du reste de ces heures et découvrez – abracadabra!- où file le temps. Finalement, agissez sur votre horaire.

Bien que plusieurs encensent cet ouvrage, témoignant avec adulation de ce nouveau (!) concept de « prioriser ses objectifs », de « réorganiser son budget-temps », de déléguer les tâches qui nous bouffent notre précieux temps, je n’ai pas embarqué.

Bien que je sois une fervente utilisatrice de tout système de liste/ classification/ organisation/ priorisation/ name it, je ne crois pas embarquer dans un avenir rapproché non plus.

Je sens que j’ai peut-être la frousse de faire le calcul. C’est une crainte imprécise, intangible, mais elle me fait redouter le résultat de mon analyse.

De nature, je crois être assez organisée, même si de l’extérieur mon quotidien peut sembler plutôt chaotique, encombré, frénétique.

Oui, je suis à la course quand, à 16h07, je réalise que je n’ai pas encore quitté le bureau (alors que 16h est ma limite psychologique), que j’arriverai bien après 17h à la maison après le traffic de la 15, l’arrêt à l’école, au CPE et à la garderie et que les enfants crieront famine dès les souliers enlevés, si bien que je devrai changer de plan de repas à la dernière minute.

Oui, il arrive que les enfants partent avec du linge « un peu » froissé car il sort du panier à linge ou de la sécheuse mais n’avait pas été plié dans les 5 minutes suivant l’arrêt de ladite sécheuse.

Oui, parfois Jasmine met des bas de garçon avec des jolis tracteurs ou des ballons parce que je n’ai pas réussi à trouver deux bas roses pareils (ou à tout le moins pas trop différents).

Mais dites-moi, est-ce que constater que je perds 5 minutes par matin (donc 35 minutes par semaine – le temps de plier une brassée!) à chercher des bas va RÉELLEMENT me pousser à plier ma brassée le dimanche soir? Est-ce que l’addition de toutes les heures passées à cuisiner va m’amener à acheter des légumes pré-coupés et des sachets de nouilles pré-assaisonnées?

Honnêtement, je ne crois pas. Je sais très bien que certains coins de mon horaire laissent à désirer, que je pourrais couper sur certaines choses, que je pourrais me discipliner pour certaines tâches. Pas besoin d’un livre pour cela. Et ma peur citée tantôt vient justement du fait que je ne veux pas qu’on me remette sous le nez ces petits travers de mon quotidien. Orgueilleuse, la fille? Hmm, peut-être, mais je dirais surtout très susceptible à la culpabilisation à outrance. Je ne veux pas réveiller une petite voix en moi qui va me sermonner chaque fois que je perdrai de mon précieux temps à consulter mes courriels 5 minutes au lieu de ramasser la vaisselle.

Je crois déjà avoir pas mal de pistes de solutions pour mon chaos. Et ce n’est pas un problème de calcul!

Avez-vous fait l’essai de ce calcul des 168 heures? Cela vous a-t-il été utile? Devrais-je m’y risquer? Votre avis, mesdames et messieurs…

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Une pensée folle?

C’est fait, la rentrée est bien entamée, depuis 3 jours, Sandrine va à l’école (pour des périodes très courtes, avouons-le) et Jean-Thomas est au CPE. Tout semble vouloir bien se dérouler jusqu’à présent, sauf évidemment les quelques inévitables larmes de Sandrine au moment de lâcher le pantalon de maman. Moi-même ai très bien fait cela: aucune larme, même si le Niagara intérieur voulait défoncer le barrage minutieusement préparé depuis quelques jours. Un entrain un peu forcé peut-être quand venait le temps de décoller (et le mot est faible) ma fille de mes jupes et que j’embrassais des joues mouillées, mais déjà après 3 jours, Sandrine est UN PEU plus confiante, même si ce n’est pas encore le ti-galop-ti-galop sur le chemin de la classe.

Donc, tout va bien. De plus, je suis en « semi-vacances », c’est-à-dire qu’en prévision de cette semaine avec une rentrée hyper-progressive et des horaires plus-que-complexes (ex.: de 12h38 à 14h38!), je me suis arrangée pour avoir deux périodes de travail avec mes clients en clinique, le reste je suis à la maison avec Sandrine pour lui éviter le service de garde la première semaine. Et… disons que j’y prends goût… Et pour ajouter à l’ambivalence, j’ai croisé cette semaine 2 presque-voisines qui sont mamans à la maison… Soudain, la pensée qui me traversait l’esprit une fois par an commence à se faire un nid un peu trop confortable pour que je n’y pense pas…

J’ai toujours dit que je ne serais jamais maman à la maison, que je n’avais pas ce courage, que j’avais BESOIN d’être ergothérapeute… J’adulais ces femmes (et les rares hommes aussi, il faut les mentionner!) qui dédient leur vie à leur famille, qui concentrent toutes leurs compétences vers les êtres aimés.

Et soudain, je me prends à y penser… Pouvoir concentrer mes énergies sur ma tribu, pouvoir faire tous ces projets qui ne voient jamais le jour, faute de temps (les jeux d’orthophonie de Jean-Thomas, le livre de recettes pour enfants, la réparation des robes de Sandrine), ne plus avoir à choisir entre mes horaires de travail et les besoins d’organisation de la marmaille pour les sempiternels rendez-vous à gauche et à droite… Parce que en ce moment, la gestion de la maisonnée se fait EN PLUS du travail. Et ça demande beaucoup.

Est-ce parce que ces temps-ci l’énergie est plus basse? La clientèle au travail plus difficile, plus « drainante », ma productivité moins valorisante? La rentrée avec ses contraintes, l’adaptation requise, la planification supplémentaire? Je ne sais pas. Mais je me suis surprise à m’imaginer allant mener la marmaille aux garderies et à l’école (car oui, vous avez bien lu, j’ai deux garderies différentes à courir matin et soir) puis revenir effectuer les tâches domestiques, dont la préparation des repas, point névralgique dans ma vie familiale, planifier les prochains jours et avoir du temps pour ces activités orientées pour les enfants…

J’aime mon travail, ne vous méprenez pas. Difficile par bout, comme n’importe quel, souvent peu valorisant car peu de succès quand on travaille auprès de gens qui n’ont plus la motivation. Mais j’aime ça.

C’est juste une impression, que peut-être je serais mieux dans un autre rôle…

Aucune décision ne sera prise cette année, de toute façon. Mon prochain congé de maternité saura peut-être préciser mes pensées, mes aspirations, mes désirs… Je vous en redonnerai des nouvelles, très certainement!

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Poulet simplissimement bon!

J’avais la version crème à l’estragon, simple mais un peu redondant… Je suis finalement tombée la semaine dernière, alors que je faisais du classement de recettes sur mon super logiciel, sur cette recette de Josée Di Stasio… Simple mais tellement savoureux! Même mademoiselle Jasmine qui d’ordinaire boude la viande en a mangé plus que sa part!

Pour 4 petites poitrines de poulet:

1/4 t. de parmesan frais râpé

1/4 t. de mayonnaise

1/4 t. de moutarde de Dijon

1/4 t. de chapelure ou de panko (facultatif)

Préchauffer le four à 425 degrés.

Aplatir les morceaux de poulet jusqu’à environ 3/4 pouces d’épaisseur, à l’aide de l’équipement de votre choix (rouleau à pâte, maillet, annuaire téléphonique). Mélanger le parmesan, la mayo et la moutarde et en badigeonner le poulet. Parsemer de chapelure si désiré.

Mettre le poulet sur une plaque recouverte de papier parchemin, enfourner de 12 à 15 minutes jusqu’à ce que le poulet ait perdu sa couleur rosée, et voilà! Un poulet juteux, goûteux et rapide à préparer!

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Finies les vacances!

Vous trouviez ça tranquille chez nous? Pensez-vous qu’on se la coulait douce, les pieds dans l’eau avec une petite boisson rafraîchissante? Pantoute! Nous avons été pris dans la période pré-, durant et post-vacances. Mais là, c’est fini, en tout cas pour moi, retour au travail aujourd’hui, retour à la routine normale. Jean-Luc est encore en « vacances » avec les 3 enfants pour cette semaine, puis c’est le retour aux garderies.

Nos vacances ont été relativement tranquilles cette année, peut-être que le fait que nous n’avions que 2 semaines tous ensemble y a été pour quelque chose. J’ai justement eu une conversation avec les voisines, mères de jeunes enfants elles aussi, qui se plaignaient de la fatigue engendrée par le changement dans la routine, les déplacements, les grosses journées. Ici, nous avons misé simplicité… et tranquilité!

Alors première semaine à la campagne, dans la maison secondaire de mes parents dans un petit rang d’un petit village avec deux stops et aucun feu de circulation… St-Pierre-les-Becquets, environ 1600 âmes, sur la rive-sud entre Trois-Rivières et Québec. Pas trop sophistiqué comme destination soleil, mais relaxant au max! Avec mes parents pour gâter les petits, j’ai pu récupérer le sommeil manquant (enfin, une partie) et nous avons emmagasiné de beaux souvenirs.

Les enfants ont pu profiter de moments simples avec grand-maman: faire la mayonnaise du repas, éplucher les épis, laver la laitue, cueillir des fleurs des champs… Des activités qui se prêtaient si bien au contexte des vacances à la campagne. Nous avons également été à la petite plage du village voisin, tellement agréable, d’où le chien a rapporté une cargaison de sable. Pique-nique dans la gloriette au bord de l’étang. Visite des vaches du voisin dans leur belle étable neuve. Souper chez « ma-tante-Diane-au-crêpes » où Jean-Thomas a littéralement charmé ma marraine Michèle qui le fournissait en crêpes et pain frais à volonté, surtout quand il lui a sussuré « il est beau ton collier » avec son plus beau sourire… Il tient de son père pour sûr!

Les enfants ont également été initiés à l’équitation, une petite demi-heure dans un manège intérieur sur des chevaux ultra-calmes. Nous avons fait de petites randonnées dans le bois et avons découvert les richesses de la nature sauvage: cerises, mûres, framboises, pommes et pommettes. Les enfants ont mangé comme quatre (mmmm, la bouffe à grand-maman!) et dormi comme des marmottes, vive l’air de la campagne!

De retour à Blainville, une tentative de retour au calme, mais tout de même quelques sorties intéressantes: amusements intérieurs à Terrebonne, première visite au cinéma, hébertisme et pique-nique au Parc du Domaine Vert, restaurant (une rareté pour nous!), randonnées à vélo. Bref, nous avons profité de notre temps en famille.

Évidemment, nous n’avons pas pu effectuer la moitié de nos projets dans et autour de la maison, mon jardin est un vrai champ où les concombres ont envahi les radis, les haricots ont tourné en semences pour l’an prochain, et quant aux courgettes… Des courgettes de 5 livres, transformées en pain, soupes, salades, sautés, alouette!

Mais au bout du compte, je suis bien contente de ces vacances, bien qu’elles aient été un peu courtes pour moi. Pas de grosses sorties exténuantes, le maintien de la routine des enfants, des petits souvenirs doux pour eux et pour nous. Et un sentiment de gratitude infini pour la Vie qui nous a donné trois beaux enfants en santé, éveillés, intéressés. Pour tous ces gens qui nous ont permis ces expériences agréables…

Et comme une image vaut mille mots, voici…

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Mes enfants manquent de culture!

Incroyable mais vrai! Pourtant, nous passons des heures et des heures à fouiller dans des livres, à leur parler de ci et de ça, à les traîner dans des activités de découverte (l’Exotarium, Nid’Otruche, zoos, centre de la nature)… Ils connaissent la choucroute, la paella, le baba ganouj, le camembert… Sandrine différencie les merles des cardinals à leur cri. Mais leur culture « de la vie de tous les jours » est, elle, pleine de trous!

Dans un souci quelque peu paranoïaque / grano (dans lequel nous vivons très bien Jean-Luc et moi), nous évitons le fast-food, les mets préparés, les grands changements de routine. Par conséquent, mes enfants ne savaient pas jusqu’à tout récemment ce qu’était un dépanneur. Le McDO. Les Whippet (quels efforts Sandrine a dû déployer pour m’expliquer ce qu’elle avait mangé à la garderie mais dont elle ne se rappelait pas le nom! Un biscuit avec du chocolat pis comme de la gomme blanche sucrée mais qu’on pouvait avaler). Ils ont connu l’hôtel il y a quelques semaines. Ils parlent de camping avec envie. Bref, il leur en manque des bouts. Et j’aimerais remplir les lacunes, parce que je me rappelle très bien ces petits plaisirs de l’enfance qui font de si doux souvenirs… Les soupers avec des chips dans le sous-sol en écoutant « Walt Disney » – où j’espérais toujours que ce soit des dessins animés avec Mickey plutôt que des films de cowboys plates!). Les soupers au St-Hubert avec ma grand-mère Marcelle. La mini tasse de thé et les gaufrettes de cette même Marcelle. Le pop-corn sur le feu dans la cheminée. Bref, je me suis posée la question: quels sont les plaisirs que je veux faire découvrir aux enfants et qui feront à leur tour partie des « doux souvenirs »…

– une nuit sous la tente, dans la cour;

– un pique-nique dans le sous-sol;

– le Nutella;

– des journées pyjamas;

– se peinturlurer le corps;

– une teinture (temporaire) pour les cheveux;

– quoi d’autre… je manque d’inspiration tout d’un coup…

Vous, qu’est-ce qui était apprécié en tant qu’enfants…

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Le temps qui passe

Prise dans le tourbillon du quotidien, je ne le vois plus passer. Quoi, déjà le 21 juin? Ça sent les vacances chez les petites voisines, j’ai inscrit les miennes dans mon agenda (tsé, au cas où je les oublierais!). Et j’ai la folle impression que je vais cligner des yeux et on sera déjà rendus en septembre et il me faudra refaire le %*&/?$&&%*&?  tri des vêtements pour la nouvelle saison!

Et les enfants nous rappellent chaque jour que le temps passe…

J’ai reçu ma première « liste de matériel scolaire » pour ma grande Sandrine qui entre à la maternelle en septembre. Des tonnes de crayons, cahiers, ciseaux, à identifier, classer dans leur petite boîte, amoureusement, en me remémorant la joie que nous avions au début de l’année à entamer des cahiers tout neufs, tout propres, avec des crayons pas- encore- rongés- et- avec- le- bouchon- qui- matche…

Nous avons eu, Sandrine et moi, la chance de visiter un des locaux de maternelle, question de faciliter l’adaptation en septembre. Évidemment, Sandrine a eu quelques sanglots quand j’ai dû la laisser avec les autres enfants pour assister au discours de la directrice dans la bibliothèque… Soupir… quand on dit que les chiens ne font pas des chats… Je me rappelle encore avec une lucidité quelque peu déroutante cette première journée de maternelle, figée, les deux pieds dans le ciment à côté de la porte de l’école, pleurant à chaudes larmes, refusant tout contact avec les gentils amis qui venaient me chercher pour jouer… Ma fille me ressemble TELLEMENT!!! Je commence à penser à mon plan d’Attaque! Livres qui parlent de l’école, lui rappeler qu’au début du CPE elle pleurait aussi et que finalement elle adore sa garderie… Pensons psychologie! Et pensons Ahouuuuuuummmmm aussi… Qu’est-ce que quelques larmes versées sur la manche d’un professeur de maternelle… Je sais très bien qu’elle va s’adapter, tout comme je l’ai fait. Et je sais qu’elle va vieillir (un jour). En attendant, elle me fait savoir par un tas de petits signes qu’elle évolue, qu’elle fait ses propres découvertes, sans moi. Et je lui fais savoir que c’est très bien ainsi! C’est juste un peu traumatisant de l’entendre chanter une chanson de Marie-Mai, alors que ce n’est pas une musique que nous écoutons à la maison!!!

Jean-Thomas fait aussi son bout de chemin, avec vacarme et moults démonstrations de caractère! Jean-Luc a beau me dire « c’est normal, c’t’un gars », je m’y habitue difficilement. Contestataire, belliqueux, colérique, il clame ses idées haut et fort et réclame ce qui lui est dû (et même ce qui ne l’est pas!). Il a développé un sens aigu de la répartie, et il sait très bien comment faire sortir Sandrine (et maman) de ses gonds. Il va entrer au CPE en septembre, il prendra en fait la place de Sandrine. Nous avons bien hâte à cette transition pour lui, car le milieu familial ne lui suffit plus. Pas assez d’activités encadrées, ce qui lui laisse amplement le temps de penser à faire des bêtises!

Et Jasmine qui ne grandit pas vraiment, qui n’est pas vraiment plus lourde et qui porte le même linge qu’il y a 6 mois… mais qui au niveau intellectuel se développe indéniablement. Elle est un petit singe, qui s’essaie à faire de la trottinette, à jouer au hockey, à nourrir le chien, à s’habiller seule… à 16 mois! Elle marche maintenant (enfin!), avec une petite démarche rigolote et la petite patte dr0ite qui traîne un peu, mais elle se rend où elle veut, et gare aux obstacles!

Bébé numéro 4? Il commence tout juste à paraître si je porte des chandails ajustés, mais je n’ai pas changé de pantalons encore, bien que je sois à presque 12 semaines! Nausées obligent, je n’ai pas encore pris de poids! J’ai rêvé que c’était une fille… en réaction à Jean-Thomas qui m’avait fait damner toute la journée précédente?

Et ma compagne maintenant quotidienne, qui n’est jamais bien loin, qui provoque chez moi désir de délinquance et un certain « je-m’en-foutisme-parce-que-chu-pu-capable », qui a considérablement abaissé le niveau culinaire de nos soupers, qui fait de moi une compagne ben plate en soirée (et en matinée, et en après-dînée)… La fatigue… Je sais qu’ici une des lectrices de ce blogue lâchera peut-être un petit sourire en coin… Ben oui, je dois me faire mes propres séances d’ergothérapie… Fractionner mes tâches, éliminer les standards de perfection, écouter les « je veux » plutôt que les « il faut »… Reviser les priorités, se faire un plan B, planifier en fonction des limites… Cordonnier pas mal chaussé mais qui doit réparer ses propres souliers!

Ouff, une chance qu’on sait que tout finit par passer… Il ne s’agit que d’une adaptation… On tient le coup, merci à mon conjoint qui me supporte (et fait la vaisselle!)…

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